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Un engin de transport sur 10 est non conforme.

7 oct.
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 8 oct.

Le World Shipping Council (WSC) tire la sonnette d’alarme sur la sécurité maritime. L’organisation publie des données sur les déficiences de chargement et appelle à renforcer les mesures de prévention à bord des navires.


Dans son rapport 2026, le WSC remet au jour une série d’informations essentielles sur les inspections de cargaisons.


Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 10,36 % des expéditions contrôlées présentent des défaillances.

Les non-conformités les plus fréquentes ?


·       Placardage et marquage insuffisants des conteneurs,

·       Chargement et arrimage défaillants,

·       Documentation erronée.


Des manquements qui, rappelons-le, peuvent entraîner des incidents graves, comme des incendies à bord ou des risques pour l’environnement.


Le rapport s’appuie sur les inspections de sept États portuaires seulement, alors que l’OMI encourage davantage de pays à partager leurs données pour mieux cerner les dangers.


Aujourd’hui, plus d’un chargement sur dix présente des lacunes, mettant en péril les équipages, les navires, les marchandises et l’environnement.


Et la tendance est inquiétante : sur les huit dernières années, la courbe des non-conformités ne cesse de grimper. Un signal clair que la sécurité du transport maritime doit redevenir une priorité.



 


Résultats des programmes d’inspection (World Shipping Council)

 

Les non-conformités les plus fréquentes dans le transport des engins de transport


Les dernières données issues des inspections révèlent des tendances claires sur les principaux problèmes de sécurité rencontrés dans le transport maritime.


  • En tête du classement, on retrouve les problèmes de placardage / marquage des engins de transport. Ils représentent 46,72 % des non-conformités constatées. Cette erreur est très courante : elle est relativement simple à repérer lors des inspections, mais reste un point critique car un mauvais placardage peut compliquer la gestion des marchandises dangereuses en cas d’incident.


  • En deuxième position, arrivent les problèmes de chargement et d’assujettissement des marchandises. Ces non-conformités pèsent 26,57 % des cas. Elles concernent la manière dont les cargaisons sont arrimées, calées et sécurisées — un élément essentiel pour éviter les déplacements de charge pouvant entraîner des accidents / dommages en cours de transport.

 

  • Derrière ces deux grandes causes, on retrouve les problèmes liés au marquage, à l’étiquetage des colis  (10,67 %) et la documentation avec 6,75%.


  • Ensuite, nous trouvons les emballages inappropriés ou endommagés avec 4,19% des non-conformités.


 

La prestation de l'empoteur reste prédominante avec environ 80 % des non-conformités engageant sa responsabilité lors de la signature du certificat d'empotage (IMDG 5.4.2)


🔹La formation IMDG et la maîtrise du Code CTU sont essentielles pour réduire ces non-conformités. Pourtant, les sociétés d'empotage hésitent encore à franchir le cap de la formation.


Une bonne compréhension des règles de transport maritime des marchandises dangereuses et des recommandations internationales sur le chargement et l’arrimage contribue à prévenir les erreurs, à protéger les personnes et l’environnement, et à limiter les risques financiers et juridiques.



Lien vers le rapport du WSC :


 

 
 
 

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